Interview réalisée en janvier 2005
La Plate-forme pour le Commerce Equitable a été créée en 1997. C'est le seul organisme national de représentation des acteurs du commerce équitable français.
Quelles sont les différentes missions de la plate-forme ?
L'action de la plate-forme est multidirectionnelle. Son action est à la fois nationale et internationale. Les objectifs ont pour but principal de promouvoir le commerce équitable et de sensibiliser aux relations nord-sud.
Nous jouons un rôle d'interlocuteur auprès des pouvois publics, développons les liens avec d'autres réseaux à l'étranger et travaillons en partenariat avec différents organismes (Coordination Sud notamment).
Une part importante de notre action concerne des opérations de sensibilisation auprès du grand public dont le temps fort est l'organisation chaque année de la Quinzaine du Commerce Equitable.
Quel est le profil des membres ?
La plate-forme réunit différentes structures : des importateurs (grossistes et détaillants), des boutiques dont Artisans du Monde, des associations de promotion et de labellisation (par exemple : Max Havelaar), des structures de solidarité comme Handicap International et des associations de voyage.
Elle compte actuellement 32 membres dont 5 membres sympathisants.
Quel a été le chiffre d'affaires réalisé par les membres de la plate-forme en 2004 ?
D'après nos premières estimations, il s'élève à environ 50 millions d'euros en 2004 contre 32 millions d'euros en 2003. Les membres de la plate-forme réalisent 90% du commerce équitable en France.
Comment évolue la consommation équitable en France ?
Un Français sur deux a déjà entendu parler du commerce équitable. En pratique, il existe un décalage entre les intentions d'achats et les actes de consommation. On constate que la notoriété du commerce équitable d'une année sur l'autre augmente sensiblement.
A titre d'exemple, la centrale d'achats d'Artisans du Monde enregistre une progression de son chiffre d'affaires d'environ 15% par an.
Vous organisez prochainement la 5ème Quinzaine du commerce équitable, quelles en sera cette année l'événement-phare ?
Comme les années précédentes, tous les membres sont impliqués dans des actions au niveau national et local.
Par exemple, Max Havelaar fera une tournée dans plusieurs grandes villes françaises avec des producteurs du Sud. Quant à Artisans du Monde, c'est la thématique "femmes et économie" qui a été choisie comme fil conducteur en 2005. Une tournée est également prévue dans les régions françaises avec les représentants des producteurs et un village du commerce équitable se tiendra à Reims..
En 2004, la Quinzaine avait été relayée par plus de 1 700 animations dans toute la France. Nous espérons dépasser ce chiffre en 2005. Par ailleurs, nous parrainons la première Semaine Etudiante pour le Commerce Equitable organisée par Equiterre. Elle va notamment permettre de communiquer auprès d'un nombre très important d'universités et d'écoles afin de sensibiliser davantage d'étudiants au commerce équitable.
Comment expliquez-vous le retard de la France dans le domaine du commerce équitable ?
Plusieurs facteurs expliquent la situation. En premier lieu, je pense au rôle des pouvoirs publics en France qui n'ont pas mis suffisamment de moyens pour communiquer sur le sujet. A titre de comparaison, le gouvernement allemand a débloqué 6 millions d'euros en 2005 pour sensibiliser les consommateurs au commerce équitable.
Le deuxième point concerne l'importance de la grande-distribution en France et le fait que les produits ne soient pas mis en avant dans les linéaires.
Il faut également ajouter le rapport à l'économie solidaire qui est plus développé dans certains pays étrangers et le pouvoir d'achat qui est plus important comme en Suisse.
Chaque année, la plate-forme reçoit de nouvelles demandes d'adhésion, comment sont examinées les candidatures ?
Nous en recevons en moyenne une quinzaine par an. Nous n'examinons que les candidatures dont les structures sont en place depuis deux ans au minimum. Nous procédons à un audit interne très pointu comprenant une grille d'évaluation qui comporte une centaine de critères. Le processus d'intégration prend au minimum entre 6 et 12 mois.
Qu'est-ce-qui pourrait constituer, selon vous, une avancée pour les professionnels impliqués dans le commerce équitable ?
Je fais partie d'un groupe de discussion à l'Afnor qui rassemble entre autres des associations de consommateurs, des distributeurs. Nous travaillons à l'élaboration d'un fascicule de documentation sur la certification. Il devrait voir le jour avant la fin de l'année 2005. Il sera destiné à mieux informer et servira de base à l'avenir pour l'établissement de normes dans le domaine du commerce équitable.
La Plate-forme pour le Commerce Equitable a été créée en 1997. C'est le seul organisme national de représentation des acteurs du commerce équitable français.
Quelles sont les différentes missions de la plate-forme ?
L'action de la plate-forme est multidirectionnelle. Son action est à la fois nationale et internationale. Les objectifs ont pour but principal de promouvoir le commerce équitable et de sensibiliser aux relations nord-sud.
Nous jouons un rôle d'interlocuteur auprès des pouvois publics, développons les liens avec d'autres réseaux à l'étranger et travaillons en partenariat avec différents organismes (Coordination Sud notamment).
Une part importante de notre action concerne des opérations de sensibilisation auprès du grand public dont le temps fort est l'organisation chaque année de la Quinzaine du Commerce Equitable.
Quel est le profil des membres ?
La plate-forme réunit différentes structures : des importateurs (grossistes et détaillants), des boutiques dont Artisans du Monde, des associations de promotion et de labellisation (par exemple : Max Havelaar), des structures de solidarité comme Handicap International et des associations de voyage.
Elle compte actuellement 32 membres dont 5 membres sympathisants.
Quel a été le chiffre d'affaires réalisé par les membres de la plate-forme en 2004 ?
D'après nos premières estimations, il s'élève à environ 50 millions d'euros en 2004 contre 32 millions d'euros en 2003. Les membres de la plate-forme réalisent 90% du commerce équitable en France.
Comment évolue la consommation équitable en France ?
Un Français sur deux a déjà entendu parler du commerce équitable. En pratique, il existe un décalage entre les intentions d'achats et les actes de consommation. On constate que la notoriété du commerce équitable d'une année sur l'autre augmente sensiblement.
A titre d'exemple, la centrale d'achats d'Artisans du Monde enregistre une progression de son chiffre d'affaires d'environ 15% par an.
Vous organisez prochainement la 5ème Quinzaine du commerce équitable, quelles en sera cette année l'événement-phare ?
Comme les années précédentes, tous les membres sont impliqués dans des actions au niveau national et local.
Par exemple, Max Havelaar fera une tournée dans plusieurs grandes villes françaises avec des producteurs du Sud. Quant à Artisans du Monde, c'est la thématique "femmes et économie" qui a été choisie comme fil conducteur en 2005. Une tournée est également prévue dans les régions françaises avec les représentants des producteurs et un village du commerce équitable se tiendra à Reims..
En 2004, la Quinzaine avait été relayée par plus de 1 700 animations dans toute la France. Nous espérons dépasser ce chiffre en 2005. Par ailleurs, nous parrainons la première Semaine Etudiante pour le Commerce Equitable organisée par Equiterre. Elle va notamment permettre de communiquer auprès d'un nombre très important d'universités et d'écoles afin de sensibiliser davantage d'étudiants au commerce équitable.
Comment expliquez-vous le retard de la France dans le domaine du commerce équitable ?
Plusieurs facteurs expliquent la situation. En premier lieu, je pense au rôle des pouvoirs publics en France qui n'ont pas mis suffisamment de moyens pour communiquer sur le sujet. A titre de comparaison, le gouvernement allemand a débloqué 6 millions d'euros en 2005 pour sensibiliser les consommateurs au commerce équitable.
Le deuxième point concerne l'importance de la grande-distribution en France et le fait que les produits ne soient pas mis en avant dans les linéaires.
Il faut également ajouter le rapport à l'économie solidaire qui est plus développé dans certains pays étrangers et le pouvoir d'achat qui est plus important comme en Suisse.
Chaque année, la plate-forme reçoit de nouvelles demandes d'adhésion, comment sont examinées les candidatures ?
Nous en recevons en moyenne une quinzaine par an. Nous n'examinons que les candidatures dont les structures sont en place depuis deux ans au minimum. Nous procédons à un audit interne très pointu comprenant une grille d'évaluation qui comporte une centaine de critères. Le processus d'intégration prend au minimum entre 6 et 12 mois.
Qu'est-ce-qui pourrait constituer, selon vous, une avancée pour les professionnels impliqués dans le commerce équitable ?
Je fais partie d'un groupe de discussion à l'Afnor qui rassemble entre autres des associations de consommateurs, des distributeurs. Nous travaillons à l'élaboration d'un fascicule de documentation sur la certification. Il devrait voir le jour avant la fin de l'année 2005. Il sera destiné à mieux informer et servira de base à l'avenir pour l'établissement de normes dans le domaine du commerce équitable.